Discipline Domestique Romantique

                     Découvertes sensuelles

 

Quand la porte se ferma derrière Lucie, elle se trouvait dans un état d’épuisement prononcé. Nadège lui permit de s’asseoir et de se reposer. Elle la dispensa même des corvées ménagères. La colère était partie.

Elle félicita Lucie pour sa performance extraordinaire en insistant ô combien elle était fière de sa protégée.

 

« Tu seras sûrement la meilleure majorette du village dans très peu de temps, si tu ne l’es pas déjà, Lucie. Je ne te flatte pas, car je m’y connais aussi en cette discipline. J’ai dû subir une pareille épreuve à ton âge, pour des raisons bien semblables. Je sais trop bien ce qui se passe en toi. »

 

Lucie, étonnée, leva se yeux vers Nadège. Elle ne savait pas quoi penser de ce propos. Mais l’idée que sa tutrice devinait ses troubles profonds ne la rassurait qu’à moitié.

 

Nadège changea de registre en parlant de barres chocolatées et leurs sucres rapides, du temps de la récupération du corps et de bienfaits des aliments complets en cas d’effort intense.

 

Lucie se sentait déstabilisée et préférait écouter jusqu’à ce que Nadège revînt à nouveau au vif du sujet.

 

« Je ne cherche pas uniquement à t’apprendre un comportement irréprochable envers les coutumes de ce village. J’aimerais aussi t’aider à mieux te connaître, à devenir toi-même en te confrontant à tes propres limites. Il me semble bien que tu aies encore beaucoup de réserves. Dans ce sens je suis ravie que tu m’aies choisie comme tutrice. J’adore le défi autant que toi et trouve que nous formons une jolie équipe. »

 

Pendant ce temps Lucie buvait une tisane chaude et retrouvait petit à petit son souffle. Elle saisissait bien qu’elle s’approchait d’un tournant dans son apprentissage et que Nadège prévoyait de changer de méthode. Puis subitement vient l’éclaircissement : Le plus dur restait à venir.

 

« L’exercice en plein air t’a plu Lucie ? »

 

Une multitude d’associations envahirent notre élève et se propageaient dans son corps. L’impression de son vécu s’imposait avec une force inouïe entre désir d’oublier au plus vite et vagues stimulantes auxquelles elle ne put se soustraire. Elle se tortillait embarrassée sur sa chaise en espérant d’échapper à la réponse. Mais sa tutrice n’entendait pas de la lâcher se vite.

Elle la fit lever et commença à la déshabiller pour le bain du soir. Quand elle s’attaqua aux cuissardes son regard fit une halte amusée sur l’intimité de Lucie.

 

« L’exercice en plein air t’a plu, n’est-ce pas ? », répéta-t-elle sa question avec insistance.

 

« Oui, beaucoup », souffla Lucie timidement pendant que Nadège posa un doigt au bon endroit pour contrôler la véracité.

 

« Tu es devenue très sensible à la discipline », constata-t-elle.

 

« Je suis si heureuse que tu m’apprennes des bonnes manières », avoua Lucie en se tortillant encore plus. « Sois encore plus sévère avec moi que je devienne au plus vite la jeune femme sage telle que tu me souhaite. »

 

« Nous en parlerons demain. Quand tu sortiras de ta confession tu te sentiras nue comme jamais avant dans ta vie, crois moi jeune dame. Et ensuite on travaillera durement sur ta pudeur mal placée que tu prennes de bonnes habitudes. »

 

Lucie s’enfiévrait de son bain qui eut lieu exceptionnellement dans la salle de bain. Souvent elle passait sa journée entière à se languir des douces mains de sa tutrice. Privée la nuit par la ceinture de chasteté de toute décharge sensuelle et surveillée en permanence pendant la journée, elle confiait son corps à Nadège sans retenue. Ce petit jeu si tendre la consolait des plus sévères pénitences  et renouvelait son attirance pour Nadège à chaque fois, même si elle se jurait au moment d’affronter le martinet d’ignorer toutes les tentatives de réconciliation.

Elle se laissa titiller et tripoter pour son plus grand plaisir et accompagna les gestes câlins par des soupirs de ravissement.

Le meilleur moment restait le coucher quand Nadège la préparait pour le lit. Le rituel du suppositoire prenait parfois un long instant et il n’était pas rare que la tutrice la fît jouir de cette manière pour récompenser son obéissance.

Les soulagements du petit bouton d’or étaient rarissimes et se méritaient par un excellent comportement sur plusieurs jours. Malgré sa bonne volonté Lucie ne parvenait quasiment jamais et se promit de montrer plus d’acharnement.

En fait le petit étui en cuir rouge qui abritait l’appareil de massage n’avait fait apparition que deux fois depuis son arrivée dans cette maison et elle gardait un souvenir impérissable.

 

Ce soir-là Nadège la coucha sans petit extra pour lui rappeler son ignominieuse conduite de jeter de la nourriture.

Lucie était trop « tendue » pour pouvoir s’endormir de suite et repassa sa journée en revue. Sans le dispositif de la ceinture et du bouchon elle aurait sûrement succombée à la tentation de s’apaiser. Pour elle la discipline était devenue trop charnelle pour se soustraire à ses charmes et la simple vue d’un martinet lui suffisait pour provoquer de picotements agréables.

Ses humiliations en public accentuaient dangereusement l’intensité de sensations voluptueuses.

Parfois elle avait envie de clamer à haute voix et à quiconque qui voulait l’entendre :

 

« L’éducation que je reçois chez Nadège me convient parfaitement et me comble. J’ai trop honte pour l’avouer, mais je me sentirais plus légère le jour que j’y parviendrai. » 

 

Heureusement la fatigue saine dû aux exercices physiques ne tarda pas à enlever Lucie au bras de Morphée.

 

Le samedi matin, convoquée dans le bureau de sa tutrice, Lucie débuta les corvées ménagères par un entretien complet de la collection d’instruments de Nadège. Cette forme particulière d’attente qui précédait souvent la confession et appliquée dans une nudité paradisiaque émouvait Lucie à chaque fois. Le contact avec des matières aussi nobles que le cuir et le bois                               précieux fertilisait son imagination et la rendait attentive à l’écoute des sensations de son corps. Elle entrait régulièrement dans un état d’excitation vive en évaluant la stimulation que tel ou tel instrument provoquait. Nadège ne se servit quasiment jamais de ces choses si tentantes aux yeux de son élève. Et Lucie en concluait qu’elle ne méritait pas encore les gallons de la haute discipline.

Pendant qu’elle effectua son travail, Nadège lisait ou marquait ses pensées dans un agenda en buvant du thé.

Quand Lucie avait finie, elle se plaça à genoux sur le prie-dieu et attendait que Nadège veuille bien inspecter la qualité de sa performance.

 

« J’aime beaucoup ta manière méticuleuse avec laquelle tu t’es acquittée de cette tache. Sur ce niveau je suis contente de toi », complimenta-t-elle sa protégée.

 

« Nous allons nous pencher maintenant sur ta confession.

Tu es depuis quelques mois chez moi et j’ai parfois l’impression qu’au lieu que ton comportement s’améliore, tu en fais de plus en plus de bêtises.

Pour qu’elle raison ? »

 

Lucie garda silence, dérangée par la question. Elle savait le risque encouru quand elle s’obstinait à contourner une confession. Nadège ne plaisantait jamais dans cette situation si intime et exigeait des réponses sans ménagement et chichi. Au moindre doute elle appliquait des instruments particulièrement persuasifs pour délier la langue et Lucie comprit dès la première fois pourquoi sa tutrice l’envoyait toujours avant au petit coin.

 

Nadège se munit d’une canne modèle « mademoiselle » et la fit siffler dans l’air. La peau de Lucie se couvrit de chair de poule en prévoyant une séance éprouvante qui allait marquer son esprit et son derrière. Elle avait l’habitude de ne plus pouvoir s’asseoir après une confession quand elle se montra récalcitrante. Il valait mieux de se confier de suite. Mais comment trouver un bon début.

 

Elle reçut deux coups d’avertissement, un sur chaque fesse, lui firent sursauter plus par surprise que par douleur car la tutrice se montra étrangement clémente.

 

Avant que Lucie se remit de l’émotion elle sentit la main de Nadège dans son entrejambe pour indiquer le sens de la réponse souhaitée.

 

« Tu y prends grand plaisir quand je te punis. C’est bien cela ? »

 

« Oui, je ne le fais pas exprès, mais c’est plus fort malgré moi. Il m’arrive souvent de chercher une punition. Ca m’apaise quand je me sens trop tendue. » 

 

« Pourquoi tu m’en a jamais parlé Lucie. »

 

« Ce sujet me gêne trop. Il me met si mal à l’aise. »

 

« Tu essaye d’y remédier en me provoquant par ton insolence ? »

 

« En quelque sorte, oui. »

 

« Alors comment veux-tu que je te considère en femme adulte ? »

 

« Je n’arrive même pas moi-même. »

 

« Voila ce que je voulais entendre. Nous allons traiter ces problèmes en profondeur. N’essaye surtout pas de te dérober par des pirouettes. J’ai une longue expérience de tutrice pour bien cerner tes abîmes. »

 

Elle fit une pause, lourde et menaçante, devant une Lucie proche de la panique avant de poursuivre.

 

« Primo : Dorénavant, nous allons instaurer la fessée préventive le matin après ton petit déjeuner en espérant que ton comportement se modifie dans le bon sens.

 

Secundo : Tu auras deux fois par semaine des cours de théorie et pratique pour te familiariser avec le bon fonctionnement de ton corps et ton entrejambe en particulier. Tu apprendras des choses utiles en te faisant plaisir.

 

Tertio : Quand tu te sentiras « tendue » la prochaine fois, tu viendras m’en parler. Je déciderai si ton comportement mérite un soulagement. Et gare à toi, si tu essayes de contourner cette consigne. Tu sais trop bien que ton corps te trahit et que rien n’échappe à ma vigilance.

 

Dixit Nadège devant une Lucie médusée.

 

La leçon de connaissance de l’appareil intime débuta sous de mauvais augures. Nadège se donna du mal à détendre son élève en expliquant le naturel des gestes sans succès. Lucie restait crispée et ne voulut rien entendre pourtant son petit bouton exprimait clairement un grand intérêt en la matière.

Nadège se contenta par l’enseignement des noms officiels de toutes les parties concernées allant du sphincter anal à la localisation exacte du clitoris en rappelant leurs fonctions. Puis Lucie dut répéter ses nouvelles connaissances en exposant et indiquant à chaque fois de quelle partie il s’agissait et à quoi elle servait exactement. Elle aurait préférée la plus sévère des fessées pour éviter ce sujet trop délicat qui ébranlait sa pudeur comme jamais avant dans sa vie. Mais Nadège se montra intraitable et ne lui lâchait pas la grappe.

 

Puis Lucie fut invitée à se toucher de telle ou telle manière et de décrire son ressentie. Jugeant l’enthousiasme témoigné encore un peu faible, Nadège termina la leçon théorique plus tôt que prévu en misant sur une meilleure compréhension de l’intérêt des ces cours par un exercice pratique.

Elle administra une fessée de plus érotique à main, puis au martinet jusqu’à ce que Lucie se tordît de plaisir et d’embarras en haletant lourdement.

En suite elle dut adopter la position de modestie et par le biais d’une crème grasse Nadège exigea que son élève s’adonnât devant elle à des activités usuellement solitaires.

Lucie réticente au début, ne put résister aux sensations, se décontracta lentement, prit courage au langage du corps et s’abandonna au bout de quelques minutes. Nadège l’encouragea de se laisser aller à sa guise et quelques minutes plus tard, Lucie se raidissait avant de succomber à des convulsions incontrôlables.

Libérée de cette pénible contrainte qu’elle venait de vivre, elle se découvrit soulagée dans bien de sens et montra pour le reste du samedi une conduite édifiante.

 

Suite chapitre 20


Sam 27 sep 2008 Aucun commentaire